Viaduc de la Recoumène

Archives départementales de la Haute-Loire. Viaduc de la Recoumène en construction, Compagnie des chemins de fer P. L. M., photographe Vazeille, Le Puy-en-Velay, octobre 1923 (26 Fi 7).

Numérisation et mise en ligne d'un document

  • Après la ligne ferroviaire Le Puy-Langogne mise à l’honneur la semaine dernière, voici la dernière trouvaille de la collection des gravures et photographies encadrées conservées aux Archives départementales de la Haute-Loire (sous-série 26 Fi, pièces d’origines diverses, isolées ou formant des ensembles, définies par leur cadre). Cette photographie du viaduc de la Recoumène, pont ferroviaire franchissant la Gazeille, a été prise lors de sa construction en octobre 1923. Le viaduc appartient à la ligne de chemin de fer officiellement dénommée « du Puy à Nieigles-Prades » mais dont le nom de Transcévenole est resté en référence au trajet initial de 1853 devant relier Le Puy à Lalevade-d'Ardèche (Ardèche) par les Cévennes et du fait de la suppression de la commune de Niègles en 1903.
  • Le projet de la ligne Le Puy à Nieigles-Prades lancé en 1906 suite à une déclaration d’utilité publique, a pour objectif de rallier le Puy à Aubenas en réduisant considérablement la durée du trajet. Le vaste chantier du viaduc de la Recoumène débute en 1921. L’ouvrage mesure 270 mètres de longueur, 65 de hauteur et compte huit grandes arches. Il est bâti à l’aide de pierres basaltiques provenant de la carrière de Chabreyres près de Chadron. La construction s’achève en 1925 mais le projet de la voie Transcévenole lui n’aboutit pas, du fait notamment du développement des transports routiers. Malgré la réalisation complète du tronçon entre Le Puy-en-Velay et Le Monastier-sur-Gazeille (gares, tunnels, viaducs), les rails ne sont pas posés et la ligne est déclassée en 1941. Le viaduc de la Recoumène, demeure un symbole de la Transcévenole et d’une période riche de constructions ferroviaires. Intéressant objectif de promenade, la traversée de ce majestueux ouvrage d’art qui n’a jamais connu de train est impressionnante et l’absence de garde-fou n’y est sans doute pas étrangère. Pour ceux qui précisément n’ont pas le vertige, le viaduc sert également de site très prisé pour le saut à l’élastique.
  • Les Archives départementales de la Haute-Loire conservent de nombreux autres documents relatifs à la construction de la ligne Transcévenole issus de diverses séries d’archives. Un ensemble de documents dédiés à l’histoire de cette ligne sera progressivement numérisé et mis en ligne.

 

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